Sans lui, nos assiettes seraient vides ! On lui doit nos céréales, nos légumes, nos côtes de b½uf, notre lait... Qu'il fasse de la culture ou de l'élevage, le travail de l'agriculteur recouvre des domaines divers et variés. Pour autant, c'est un gestionnaire et un entrepreneur. C'est en effet lui qui décide des investissements à effectuer. Il connaît également sur le bout des doigts la réglementation de l'Union européenne, les marchés financiers, les perspectives de débouchés de ses produits, etc. Enfin, il dirige et gère son exploitation : tenue des comptes, montage de dossiers pour l'exploitation et les subventions, négociations avec ses fournisseurs, démarchage des clients...
Bref, un métier qui requiert une solide formation technique, commerciale et informatique ! L'agriculteur du XXIe siècle a, en effet, en permanence l'½il rivé sur son ordinateur pour contrôler le cours des transactions, les prévisions météorologiques, etc. Avoir un investissement financier de départ important est aussi indispensable si l'on espère réussir.
Enfin, il faut être ultra disponible : il ne faut pas compter ses heures de boulot. En plus, le métier ne rend pas riche ! Plus de 20 % des exploitants exercent une seconde acti-vité : location de gîte, vente de produits (notamment sur Internet), etc. Résultat, les enfants d'exploitants rechignent désormais à reprendre l'exploitation de leurs parents.
Pour autant, cela ne décourage pas une nouvelle race d'agriculteurs qui choisit bien souvent une activité de niche comme, par exemple, l'élevage d'autruches, de visons, d'esturgeons ou encore l'agriculture biologique.